TÉMOIGNAGE Je suis plus affectée par la mort de la reine Elizabeth II que celle de ma mère

Plus affectée par le décès de la reine Elisabeth II que par la mort de sa propre mère, une femme a anonymement demandé des conseils sur cette situation si particulière, inquiète par sa réaction anormale…

TÉMOIGNAGE  Je suis plus affectée par la mort de la reine Elizabeth II que celle de ma mère

Elle faisait tant partie du paysage médiatique que l’annonce de son décès a bouleversé des millions de personnes aussi bien en Angleterre que dans le monde entier. Une femme notamment, a été grandement secouée par la mort de la souveraine.

Sur le site du journal The Sun, une femme, anonymement, a tenu à interroger Deidre, la conseillère attitrée de la parution, au sujet de ses sentiments contradictoires avouant avoir été plus touchée par la mort de la reine que la perte de sa propre mère…

Des larmes pour la reine

« En regardant la famille royale si visiblement bouleversée par la mort de la reine, je me sens misérable d’avoir pleuré » annonçait-elle en préambule. « Pourquoi suis-je si émue par la mort de quelqu’un que je n’avais jamais rencontré et que je ne connaissais pas ? » poursuivait-elle. Affirmant, dans la suite de son message, être une personne terre-à-terre, elle s’interrogeait quant à la démesure de son chagrin « sorti de nulle part » et mettait cet évènement en corrélation avec la perte de sa propre mère quelques années plus tôt. « Je suis une femme de 46 ans et lorsque ma propre mère est décédée il y a trois ans, je n’ai pas réagi aussi émotionnellement » indiquait-elle, soulignant que les deux femmes n’étaient pas spécialement proches. « Elle m’a traité assez cruellement tout au long de ma vie. Rien de ce que moi et mes enfants avons fait n’était assez bien et elle m’a toujours rabaissé » ajoutait-elle. Concluant son message, elle demandait « Pourquoi est-ce que je ressens autant de chose pour la reine, morte paisiblement et après une longue vie épanouissante ? ».

Une culpabilité non résolue

Reprenant les propos de la femme anonyme, Deidre soulignait que si elle n’avait effectivement jamais rencontré personnellement la reine, sa présence, constante et rassurante, s’était imposée comme un fil conducteur dans sa vie. « Il est tout à fait normal de ressentir du chagrin pour quelqu’un que vous n’avez jamais rencontré » commentait Deidre. « La reine a consacré sa vie à notre nation et nous ressentons tous une proximité avec elle en conséquence » ajoutait-elle. Soulignant que le pays pleurait collectivement, en tant que nation, elle indiquait « Il convient d’être conscient que cette période émouvante peut être déclenchante, en particulier pour ceux qui vivent avec une culpabilité non résolue », cet évènement pouvant donc fait rejaillir le souvenir de sa mère disparue, d’un deuil non achevé et qu’il serait important de pouvoir enfin clôturer.

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