"On ne veut pas briser la vie d'un père" : horrifiée, elle voit le chauffeur de taxi qui l'a violée ressortir libre du tribunal

Mercredi 29 juin 2022, Bamdad A., a été reconnu coupable de deux viols et une agression sexuelle. En voyant son agresseur sortir libre du tribunal, Karine Sanzalone, a fait part de sa détresse dans une vidéo bouleversante, avant de se rendre sur les plateaux de télévision.

"On ne veut pas briser la vie d'un père" : horrifiée, elle voit le chauffeur de taxi qui l'a violée ressortir libre du tribunal

Un verdict qui laisse sans voix... Mercredi 29 juin 2022, Bamdad A., chauffeur de taxi, a été reconnu coupable de deux viols et une agression sexuelle. Alors qu'il est sorti libre du tribunal, l'une de ses victimes, Karine Sanzalone 25 ans, s'est filmée devant le tribunal d'Evry. Bouleversée, la jeune femme a déclaré : "Mon agresseur vient d'être prononcé coupable de viol de trois chefs d'accusation (...) Sa peine, c'est six ans de prison dont deux fermes, avec aménagement de peine. C'est-à-dire qu'il n'ira juste pas en prison." En colère, Karine Sanzalone a fait savoir : "Il a été condamné à cette peine-là parce qu'il a eu un enfant il y a deux ans. Et on ne veut pas briser la vie d'un père. Et donc moi, je voulais savoir est-ce que si je viole et que je fais un enfant derrière, moi aussi, je n'aurai pas de prison ? Ou est-ce que c'est juste vis-à-vis des femmes violées ?"

En colère, la jeune femme a glissé à la fin de sa vidéo : "Je suis désolée, mais sous un quinquennat où soi-disant la priorité, ce sont les violences faites aux femmes, ce n'est pas juste. Ce n'est pas comme ça qu'on doit rendre justice à des femmes violées." Vendredi 1er juillet 2022, c'est sur le plateau de Bruce Toussaint, sur BFMTV, qu'elle s'est exprimée. Évoquant son agression, elle a révélé : "Je travaillais le soir dans un restaurant. Un soir, je suis rentrée à pied à la fermeture, car je n'habitais pas très loin. Là, un chauffeur de taxi s'arrête à ma hauteur et me dit que c'est dangereux d'être seule aussi tard la nuit. Au début, je ne voulais pas monter dans son taxi, mais il disait que c'était pour me protéger. Alors j'ai fini par monter. J'ai voulu croire que c'était un inconnu qui voulait m'aider." Quelques minutes plus tard, le chauffeur lui a parlé de sexe. "Il m'a forcée à lui faire une fellation, et m'a pénétrée digitalement. Lorsqu'il a voulu mettre un préservatif pour aller encore plus loin, je l'ai supplié d'arrêter. C'était impossible de ne pas voir que je n'étais pas consentante. J'avais l'impression que j'allais mourir", a-t-elle lâché.

Karine Sanzalone : "On ne sera peut-être même plus des victimes"

Si le parquet de l'Essonne a décidé de faire appel, cela n'a pas été immédiatement le cas. Dans l'émission Morandini Live, la jeune femme avait expliqué : "On nous a dits que le procureur doutait de sa capacité à faire appel par rapport au dossier. Il pense que peut-être en cour d'appel on nous donnera encore moins et que finalement, on ne sera peut-être même plus des victimes. Mais moi, je pense que s'il a été reconnu coupable une fois, il le sera une seconde et que sa peine ne peut qu'être plus lourde. La présidente de la cour a dit que nous, les parties civiles, n'avions pas dû comprendre cette peine. Effectivement, je ne comprends pas que ce soit possible." Sur CNews, la mère de Samantha, également violée par Bamdad A, s'est indignée : "Pour l'instant, le bracelet électronique, il ne l'a pas. Il est libre. Il est reparti (du tribunal, ndlr) avec sa femme, il est tombé dans les bras de son avocate, tout content d'avoir gagné (...) Il a bien préparé son coup pour avoir un aménagement de peine. Il a dit qu'il avait une famille, un enfant... Les jurés sont sensibles à ça."

Karine Sanzalone © BFMTV
Karine Sanzalone © BFMTV
Karine Sanzalone et Bruce Toussaint © BFMTV
Karine Sanzalone et Bruce Toussaint © BFMTV
Karine Sanzalone © BFMTV
Viol © BFMTV